topblog Ivoire blogs

27/10/2011

Un Fonds Néerlandais soutient des ateliers de cinéma en Côte d’Ivoire / Dutch fund supports film workshops in Cote d’Ivoire

COMMUNIQUE DE PRESSE / PRESS RELEASE (English version below)

HBF.png
Un fonds Néerlandais soutient des ateliers de jeunes cinéastes de Côte d’Ivoire Le fonds Hubert Bals du Royaume des Pays-Bas a annoncé ce mercredi 26 octobre, l’attribution d’une subvention de 4.500 Euros à l’Association des Jeunes Techniciens de la Télévision et du Cinéma de Côte d’Ivoire (AJTEC-CI). Le projet d’Ateliers de Réécriture de Scénarios et de Réalisation soumis par l’AJTEC-CI fait partie des dossiers sélectionnés par le fonds néerlandais cette année. « Cette subvention est une grande joie pour nous mais c’est surtout un défi qui nous est lancé. Nous saurons nous montrer dignes de cette confiance placée en notre jeune association, » a dit Honoré Essoh, le Président de l’AJTEC-CI. L’organisation ivoirienne va lancer en novembre prochain un concours de scénarios de courts-métrages destinés aux jeunes cinéastes ivoiriens. Les trois meilleurs projets seront sélectionnés et leurs auteurs ainsi qu’une équipe de six jeunes techniciens, participeront aux ateliers soutenus par le fonds Hubert Bals. L’AJTEC-CI et ses partenaires produiront par la suite ces trois scénarios. Le Fonds Hubert Bals est rattaché au Festival International du Film de Rotterdam dont la 41ème édition se tiendra du 25 janvier au 5 février 2012. Créée le 13 novembre 2010, l’AJTEC-CI regroupe des jeunes réalisateurs, cameramen, monteurs, scénaristes et autres techniciens de l’image et du son. L’association a pour objectifs de former ses membres et contribuer à redynamiser les secteurs du cinéma et de la télévision en Côte d'Ivoire. Abidjan, le 26 octobre 2011 Pour de plus amples informations, veuillez contacter l'association AJTEC-CI à l'adresse suivante ajtecci@yahoo.fr ou aux numéros : +225 08 28 14 14 ou +225 08 51 70 08. PRESS RELEASE Dutch fund supports workshops for Cote d’Ivoire young filmmakers The Hubert Bals Fund of the Netherlands announced this Wednesday, October 26, the award of a grant of 4,500 Euros to the Association of Young Television and Film Technicians of Cote d'Ivoire (AJTEC-CI). The project of Screenplays Rewriting and Film Directing workshops submitted by AJTEC-CI is part of the applications selected by the Dutch fund this year. "This grant is a great joy for us but it is also a challenge. We will do our best to prove worthy of the trust placed in our young association," said Honoré Essoh, AJTEC-CI’s President. The organization will launch in November a contest of short film scripts for Ivorian young filmmakers. The three best projects will be selected and their authors, joined by a team of six young technicians, will take part to the workshops supported by the Hubert Bals Fund. The AJTEC-CI and its partners will then produce the three movies. The Hubert Bals Fund is attached to the International Film Festival Rotterdam which 41st edition will be held from January 25 to February 5, 2012. Created in November 13, 2010, AJTEC-CI includes young directors, cameramen, editors, screenwriters and other sound and picture technicians. The association aims to train its members and help to revitalize cinema and television sectors in Cote d’Ivoire. Abidjan, October 26, 2011 For more information, contact the association AJTEC-CI at email address ajtecci@yahoo.fr or phone numbers: +225 08 28 14 14 or +225 08 51 70 08. WebRepÉvaluation globale

18/10/2011

La fiction télé africaine veut rompre son isolement

177449_des-jeunes-congolais-regardent-un-film-dans-une-salle-de-projection-video-de-fortune-a-brazzaville-le-01-juin-2002.jpg



LA ROCHELLE - Confrontés au manque d'argent, souvent isolés, les réalisateurs africains comptent sur le Festival de la fiction télé de La Rochelle pour présenter leurs oeuvres, mais aussi pour faire des rencontres et trouver des financements.


"Ceux qui tentent de produire des fictions en Afrique francophone ont énormément de difficultés. Ils bénéficiaient de soutiens qu'ils n'ont plus aujourd'hui. Et ils sont très isolés", explique Quentin Raspail, président du festival, dont la 13e édition s'est ouverte mercredi soir.

"L'idée c'est de leur offrir la possibilité de montrer leurs fictions à un public de professionnels, de provoquer des rencontres, peut-être de rompre leur isolement et de leur donner du courage", poursuit-il.

Trois films très différents figurent cette année dans la sélection africaine du festival: "Ina", une série du Burkina Faso en 15 épisodes de 26 minutes, qui raconte l'histoire contemporaine d'une jeune fille souvent déchirée entre l'autorité paternelle et les opportunités de la vie; "Les Rois de Ségou", une saga historique malienne sur l'épopée du royaume Bambara de Ségou; et "Julie et Roméo", un téléfilm sentimental burkinabé.

"Le festival nous permet de faire voir nos oeuvres, de rencontrer des réalisateurs et d'autres acteurs, de voir comment ils travaillent, et de discuter avec les producteurs, parce que ce qui bloque le cinéma africain, ce sont les financements", souligne Gérard Ouedraogo, acteur principal du film "Julie et Roméo".

Pour Boubacar Sidibé, réalisateur des "Rois de Ségou", première série historique africaine de cette ampleur, le festival est "une opportunité de voir la réaction des gens" vis-à-vis de son travail, jamais présenté en Europe, et de rencontrer des producteurs et diffuseurs en dehors des télévisions africaines et de la chaîne francophone TV5 Monde, qui diffuse déjà cette saga.

"On travaille à la réalisation de la deuxième saison, qui est prévue pour la fin de l'année. Comme le financement n'est pas entièrement bouclé, si on arrivait à attirer l'attention de certains producteurs, ce serait une bonne chose", indique-t-il.

Les réalisateurs d'Afrique francophone souffrent notamment d'une industrie de la fiction télé peu structurée dans leurs pays, ce qui les empêche souvent de disposer de financements pour leurs films et pour anticiper des développements futurs.

"On est encore un peu dans une production où on trouve les financements pour produire une fiction, on la produit, et après il faut pendant un an ou deux ans retourner chercher de l'argent pour de la production à court terme", explique Frédérick-Louis Boulay, directeur des programmes de TV5 Monde.

"Comme l'argent est rare, souvent le réalisateur écrit, imagine, va chercher des financements lui-même, donc joue le rôle de producteur. Ce qui manque, c'est un apport structurel en argent frais, des investissements à moyen terme qui pourraient leur donner de la visibilité pour développer, pour faire travailler des scénaristes et des réalisateurs en amont sur plusieurs projets", ajoute-t-il.

Pour lui, "l'organisation industrielle qui existe en Europe, et particulièrement en France, avec les systèmes de co-financement par le CNC (Centre national de la cinématographie), par la distribution, n'est pas assez développée en Afrique, ni même la production privée".

Grâce aux contacts noués à La Rochelle, si "dans un avenir proche, d'autres distributeurs, producteurs avaient envie de coproduire ces films, ça serait un ballon d'oxygène formidable pour permettre un décollage de cette industrie", souligne-t-il.